Samedi 24 novembre 2007
6
24
/11
/Nov
/2007
16:59
-
Par rvlo
-
Publié dans : Arrivée Suisse
La Cata
Les travaux n'en finissent pas : tout est repoussé, retardé, remis à plus tard pourtant il faut finir, mettre la maison en vente, préparer le départ et partir.
Finalement les deadlines mettent un point final :ou qu'on en soit arrivé, on s'arrange avec ce qui est fait.
Le dernier chantier : le coin cellier-cuisine. Pose des 2 fenêtres, de la porte, rampe de l'escalier, tableau électrique, réseau informatique, tapisserie et finitions. Après quelque travaux nocturnes, je finirai la veille du départ à 1h du mat ...
Perçer le plancher, imaginer l'escalier, plans, réalisation, rampe finition.
Bientôt tout à ranger dans les souvenirs.
Début septembre : rentrée des classes. J'ai pu y assister, c'était une semaine avant de partir. La
nouvelle de notre départ est partie comme une traînée de poudre et a fait le tour de tous les parents que nous connaissons, peut-être même des autres...
Cuisine et Cellier -
Patiemment tapissés par Lô ;-)
Voilà, il suffisait que ce soit beau et fini pour partir vers de nouvelle aventures.
Par contre ce qui est prévu c'est : visite de la Suisse, de l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Italie avec de vrais week-ends avant de retoucher à des clous et un marteau !!!
Bilan
N'empêche qu'en faisant mes comptes: si je mets le nombre de jours passés ces 2 derniers mois (à temps plein) à faire les travaux dans la maison et que je ramène ce total en nombre de week-end,
j'arrive à 8 mois avec tous les samedi dimanche occupés! Et pendant ce temps, on ne visite pas notre jolie planète, on ne profite pas des enfants, des gens qu'on aime, et de tout ce qu'on
aimerait faire. Mais on a une jolie maison...
Certes mais prochain coup le partage ne se fera pas au profit de la maison. C'est ce que je pensais pour cette maison-là et puis loupé... l'isolation était à faire (pas à refaire) et je ne
l'avais pas prévu. Objectif maintenant: vendre ce qui a été fait et repartir avec l'équivalent en argent de tout ce travail pour racheter (mais plus tard) du quasi abouti. Et puis si il faut
faire faire, ça devient possible avec une vraie paye ...
Fini les travaux
Allez le 14 septembre est là, j'ai rendez-vous à 15h avec une personne des ressources humaines. Départ à 6h du mat. Affaires préparées en catastrophe : tous les habits, une semaine de vivre, de
quoi faire le ménage, de quoi réviser, ordi (lô a gardé le portable plus chic), passeport, papiers administratifs et enfin liste de questions. La voiture est chargée en route.
A la frontière passons incognito...
La route se passe moyennement le raccourci par les alpes est loupé : je fais Sisteron- Grenoble par l'itinéraire bis, très joli au demeurant mais je n'avais pas trop la tête au paysage. Et
surtout pas le temps de suivre les camions sur cette route de m...
Petite visite à la douane, je ne déclare rien, on verra plus tard pour déclarer la voiture comme bien de déménagement. Une opération administrative qui consiste à défranciser la voiture, et
elle sera suisse quand elle aura passé le controle technique locale autrement plus tatillon que les notres... Je le saurai plus tard mais j'avais bien fait.
Douane de Bardonex
La frontière passée, plus le temps de manger, et en plus pas de monnaie helvétique en poche. Je me contente de mes réserves personnelles (celles autour de la taille). J'arrive à Fribourg, je
m'annonce comme le stipulait le courrier reçu selon une formule tout à fait locale "Veuillez vous annoncer, à la réception, et demander le soussigné". Qui c'est celui-là ? réponse
en bas du courrier, c'est donc celui qui a signé. On me l'avait jamais faite celle là.
J'accepte volontiers le café que le "soussigné" me propose, il me donne l'adresse les clefs de l'appartement, un plan pour y arriver et nous y voilà. Je décharge la voiture.
Arrivée du soussigné à l'appartement, il m'explique qu'un papier aurait dû être transmis au service adminitratif de l'immigration mais il y a eu problème du fait des congés et me propose de
nous y rendre de ce pas.
Granges-Paccots
Nous arrivons au bâtiment administratif au nom tout à fait local : "le service de la population". Imprimé rempli sur place, photos faites sur place au format requis. Voilà, la demande pour le
permis de résidence est enregistrée, sans ce document, il est impossible de louer un logement, d'avoir une carte bancaire, d'acheter une voiture, etc...
Il me ramène à l'appartement, je finis le rangement en vitesse et file à la banque avant la fermeture pour ouvrir un compte.
Direction la gare de Fribourg que je connaissais depuis l'entretien d'embauche. Je vais donc à la Banque Cantonale de Fribourg. Pourquoi celle-là? Parce que c'est la moins chère de Suisse (voir
article) et que je n'ai pas pour habitude d'enrichir des escrocs surtout si ils ont pignon sur rue.
Batiment de la BCF à droite
Je me gare. Tous les parkings sont payants et je n'ai pas de monnaie suisse à mettre dans le parcomètre (nom consacré ici à l'affreux mange-fric). je vais à la banque je devrais en ressortir
rapidement. Ouverture du compte, sans soucis majeur, mais tant que je n'ai pas de permis de résidence pas de carte bancaire, je change 800€ sans frais de change pour voir venir ...
Je sors, premier cadeau : une prune en moins d'une demi-heure. On n'est plus à Marseille, les condés locaux faudraient qu'ils aient le pastis gratuit à tous les cafés, ils viendraient moins
vite. On fera comme les autres on ne la paiera pas : parce qu'avec une adresse en France qui n'existera bientôt plus, ils pourront chercher...
Bon je rentre, je mange enfin, rangement, installation et surtout une bonne nuit de sommeil. Et puis personne pour m'embêter avec des calins ...
0