Samedi 12 juillet 2008
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/2008
13:55
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Par rvlo
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Publié dans : Balades
Chouette de la neige !! OOOhhh un vrai paysage d'hiver.
C'était un dimanche, avec un réveil matin qui s'appelle Tristan, nous étions tous prêts au départ à 8h30. Allez en route...
Que c'est beau : la nature a mis son beau manteau blanc.
Le Gibloux -
Sorens
Oui, mais pour la balade matinale, attention les oreilles !
Enfants du sud dans un
pays du nord
En fait nous avions déjà repéré un sentier composé de sculptures réalisées à la ... tronçonneuse. Mais attention quel
tour de main, des animaux, des visages, des personnages réalisés sur des troncs d'arbres abattus.
Sculpture humaine
Il doit y avoir des sculptures en photos dans la rubriques album photos (à droite).
Au gré de notre balade, nous croisons un abreuvoir. Que ce passe t-il lorsque de l'eau coule à cette douce saison ?
Sculpture
naturelle
Et voilà 2 heures de promenade rafraichissante vite passées , retour à la voiture.
Au fait il faut conduire sur la neige, avec des pneus neige certes mais sur la glace ça marche très moyennement (on a eu du mal à monter la côte).
Retour à la maison chauffée. Ouf ça fait du bien. :
Réconfort du grand froid avec une petite collation
Et puis la vie continue: nouvel ordinateur tout petit (occasion de moins d'un an), le petit boitier gris sous l'enceinte et l'écran plat : nous nous modernisons. Les deux ordi sont en route
pour transfert de l'ancien vers le nouveau avec installation de window et tout le bazar.
Lô a lâchement abandonné son vieux canapé à Gardanne après 10 ans de bons et loyaux services, le nouveau vient d'être livré. Les chats l'ont déjà testé.
Face au défi scolaire qui les attends, les deux grands sont terriblement angoissés:
comme vous pouvez d'ailleurs le constater...
Autre activité qui nous aura occupé une partie d'un week-end, cloturer Chonchon en semi liberté selon des principes définis par Lô, et une réalisation pratique de Hervé avec l'aide
précieuse de Telma, propriétaire du fauve. Petit rappel, le cochon d'inde est un animal qui ne saute pas enfin d'après de nombreux textes de référence.
Et voilà. Résultat: il aura fallu à peu près 36h pour que la bestiole,
éprise de liberté, trouve le moyen de sortir et aillent embêter les chats et les chiens (c'est son passe temps favori)...
Autre facteur d'intégration dans le territoire helvétique: activité qui se pratique l'hiver, sur surfaces neigeuses et pentues dans une station à 20 mn en voiture de la maison (commentaire
qui devrait faire raler certains).
La première initiation se fait sous les directives paternelles: savoir transporter de la voiture aux pistes l'attirail skis, batons, etc chaussé des confortables godillots de ski sans
perdre sur le trajet gant, bonnet ou lunette. Ensuite apprendre à mettre et enlever les fixations sans s'énerver, hurler, pleurer et tout jeter au loin: le ski est un loisir, un moment de
détente.
Enfin, jeter
plusieurs fois les deux skieurs dans la neige et leur proposer d'apprendre à se relever en évitant les manifestations qui nuisent à
la convivialité c'est à dire irritations, énervements, injures, hurlements, pleurs et enfin découragement total : "Rentrer maison canapé télé !!!". C'est un loisir ....
Pour le premier jour papa peut servir de remontée mécanique et puis ça
occupe le petit dernier "Hue papa".
Comme Nathan partait avec sa classe fin janvier, nous avons offert aux deux grands, 3 cours particuliers pour parfaire la première ébauche.
Achtung !
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Lundi 24 mars 2008
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/2008
10:31
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Et bien voilà, depuis le temps qu'on en parlait. Le jour J arrive :
les meubles indésirables sont partis encombrer quelques e-bayeurs
Démontage assuré
par des spécialistes
la montagne de cartons est prête (Bravo Lô alpiniste en chef)
Le
palais des mille et un cartons
la table en bois massif a été mise de côté (merci papa)
la paperasserie du changement de pays est quasi au point
le rendez-vous avec le camion est pris.
Il fait ses
besoins : il est prêt
le rendez-vous avec les douaniers helvétiques est fixé.
Succès garanti
...
Départ en fanfare de Gardanne le 15 décembre des meubles et cartons. Passage discret à la douane le 17 décembre, déchargement final le 18 décembre à Farvagny acceuilli par la foule en délire.
Pour le bazar les choses sont organisées, il reste les êtres vivants : à savoir 1 adulte, 3 enfants, 2 chiens, 1 gerbille, 1 cochon d'Inde, les 2 chats étant arrivés dans le précédent transport.
Etant donné que nous risquions un contrôle vétérinaire au-delà de 3 animaux. La maman de Lô avait proposé son aide et son monospace pour faciliter le dernier transport, la solution était trouvée
avec 2 voitures on ne dépasse plus le quota de 3 animaux. Le monospace fut donc transformé en bétaillère pour les 2 chiennes qui du coup voyagèrent dans des conditions des plus confortables.
Le plan est fait : l'action va maintenant se dérouler. Les déménageurs téléphonent, ils ne viennent pas l'après-midi mais de bien bon matin le samedi 15, heu sans faute évidemment. Les déménageurs
se sont fait accueillir par la maîtresse de maison... Finalement le 15 à midi le camion s'en va avec le bazar patiemment accumulé depuis des années. Lô avait déjà prévu (espéré ?), en cas de
dommage majeur survenu au camion, de tout remplacer avec le montant de l'assurance ...
"Biens"
personnels
Après une nuit de camping à Gardanne dans la nuit du samedi au dimanche, les 2 véhicules sont parés au départ. En route vers ce pays sauvage et lointain : il restait à affronter la pluie, la neige,
le blizzard et les attaques des grizzlis affamés (clin d'oeil à mamie Yolande).
Finalement tous les êtres vivants arrivent, sans encombre, le 16 dans l'après-midi. Le 16 ? le 16 ? le 16 décembre ?... ce n'est pas n'importe quelle date... c'est... c'est... mais oui c'est le
premier anniversaire de Tristan.
Jôôôyeux
anniversêêêre Tristan
Et tout le monde s'est réconforté du long voyage avec le gateau d'anniversaire que le papa-poule de Tristan a pensé à commander pour ce grand jour : le petit dernier a un an et la famille est de
nouveau réunie. 1° victoire !
Passage en douane. Une simple formalité, Lô est un peu sur les nerfs donc pour des raisons de diplomatie Hervé se rendra seul au poste de douane déclarer notre entrée sur le territoire. Il
suffisait de présenter quelques pièces : contrat de travail, preuve de résidence, regroupement familial, identité des humains et des quatre pattes, liste exhaustive et déclaration de valeur de tous
nos biens personnels, dédouanement de la voiture, carte grise, assurances (Française et devis Suisse). Sans oublier la procuration pour permettre à Mr de faire les démarches à la place de Mme pour
la Ford car c'est SA voiture et pas celle de Monsieur, heureusement : sans cette attestion la voiture et Hervé seraient encore à la frontière... Les tatillons n'étaient même pas du côté Suisse mais
bien Français, allez comprendre.
Le
camion est arrivé
Les
cartons prennent possession de leur territoire
Tout le monde est sur les dents...
Et voilà !
Une bonne dose de fatigue, de questionnement et de stress avant de boucler notre grand projet. Nous voici enfin arrivés à bon port et tous réunis. Merci aux deux travailleurs volontaires et
bénévoles qui nous ont permis de nous installer en 3 jours !
Et en plus Lô nous a évité un "caca nerveux", c'était pas la peine d'en faire une montagne...
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Dimanche 23 mars 2008
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/2008
10:37
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Il faudra patienter 3 semaines avant les prochaines retrouvailles. Pour nous atténuer le sentiment de coupure, nous mettons à
contribution la technologie : tous les soirs connexion de nos webcams respectives avec micro de l'arrivée du travail jusqu'à l'heure du dodo. Finalement l'image est superflue : heureusement parce
qu'avec MSN, ça marche tous les 36 du mois. Le son permet d'avoir l'ambiance de la maison habitée par la joyeuse smala : cris, rires, pleurs, premier avertissement maternel,
disputes, courses dans la maison, deuxième avertissement maternel, moqueries, plaintes pleurnicheuses, remoqueries,
hurlements, carton rouge maternel, tout se calme environ 3 mn et puis ça recommence ...
J'ai installé un ampli audio qui me permet de retransmettre l'ambiance d'une habitation dans l'autre. Et du coup les soirées sont beaucoup plus animées mais il fallait encore avoir internet.
Tristan avance
Grande nouvelle : Tristan marche. Déjà ? A tout juste 11 mois ?
Formidable mais, j'ai quand même ralé d'avoir loupé ça.
Tristan escorté
Pendant ce temps les démarches continuent :
- les déménageurs : à choisir pour leurs compétences à réaliser le transit auprès des douaniers suisses réputés tatillons
- le déménagement lui-même : cartons et mise en boite
- vente de la maison : confiée à une agence qui s'en occupera quand elle sera vide
- le regroupement familial du travailleur immigré
Histoire de rattraper un peu le fait que je sois parti comme un voleur, nous lançons
une invitation à un pot de départ, le dernier à Gardanne avant départ plus que fortement probable. En effet suite à l'entretien avec mon chef direct : il me confirme mes compétences en
électronique et une suite favorable à l'issue de ma période d'essai. Que ça fait du bien à entendre après des années de reproches, de remarques incidieuses et d'invitation à prendre la porte.
Cerise sur le gâteau : je vais être augmenté ! Non, Déjà ? Je n'en croyais pas mes oreilles. Eh bien oui.
Il y a vraiment des personnes sur terre qui ne sont là que pour vous faire ch... et vous faire perdre votre temps.
Dernier pot à Gardanne
En Suisse à l'issue du premier mois de travail, on a déjà acquis des jours de congès.
Je pose un vendredi de congé. Départ le jeudi soir, arrivée dans la nuit.
Au petit matin : surprise pour les enfants c'est papa qui prépare le petit dej...
Je suis donc sur place pour le pot du vendredi soir : ex-collègues de travail, ceux qu'on regrette, nos chers voisins et voisines, et les parents de la meilleure copine de Telma avec des regrets de
ce côté là aussi. Tout le monde n'avait pas pu venir, mais c'était le seul arrangement possible avec le calendrier. Et puis la Suisse n'est pas si loin.
Un moment bien
court
à partager avec
tout le monde
et la prochaine fois est incertaine
...
J'ai bien pu parler à tout le monde mais pas à chacun, j'avais sûrement trop de chose à dire, il manquait du temps et la petite soirée était
trop courte, chacun allait repartir à ses occupations familiales.
Nous étions contents de nous retrouver, c'est là peut-être l'essentiel.
J'ai pu présenter le présent blog là où il en était en espérant que ce lien permettrait de raconter nos aventures au fur et à mesure de leurs avancées.
Noël avance
Dilemme difficile à concilier pour mamie, faire noël avec tous ses petits enfants sachant que 3 d'entre eux (sur les 8) seront au bout du monde
(au moins) le 25 décembre...
Une seule solution : profiter que tout le monde soit là pour fêter Noêl qui du coup est avancé de trois semaines. Le père Noël avait été consciensement prévenu, les cadeaux ont pu être
distribués.
Déballage des cadeaux...
... pour la
joie des petits et des grands.
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Samedi 1 mars 2008
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/2008
13:48
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
un bipède à quatre pattes
Les siestes de Tristan rythment les journées :
- avant il faut s'occuper du petit raleur jusqu'à ce qu'il soit couché,
- pendant nous nous retrouvons dans le calme,
- après c'est le moment de goûter puis d'aller faire un tour.
Les promenades sont un peu le seul loisir que permet notre spartiate logement :
Chambre sobre
pas de meuble, pas de livre, pas de télévision, pas de jouet seulement l'essentiel : le superflu ne rentrait pas dans la voiture. Extraordinaire quand on y pense le strict nécessaire rentre dans un
coffre de voiture, pour le reste il va falloir un camion. Et si on se passait de tout ce bazar ? Et on abandonne tout dans le sud de la France...
Bon la proposition n'a pas fait l'unanimité...
Cuisine sobre
Visite de Romont
Histoire de se dégourdir les jambes et de continuer la découverte du coin, nous partons vers
la ville fortifiée de Romont.
"Ville historique du Xe siècle, Romont doit son nom à la colline sur laquelle elle est bâtie. En 1240, Pierre II de Savoie fortifie la ville. De cette époque datent le château,
une grande partie des remparts, les tours et la Collégiale.
Les remparts
Le mur d'enceinte de la ville est aujourd'hui une promenade offrant un vaste panorama. Ce rempart est flanqué de plusieurs tours de garde; la Tour de Fribourg ou la Tour du Sauvage servent
aujourd’hui de lieu d'exposition ou de petit théâtre.
Aménagements au pied de la tour ...
... pour petits et grands
La Collégiale Notre-Dame de l'Assomption (érigée au XIIIe siècle, détruite en grande
partie par un incendie en 1434, puis reconstruite) est de style gothique rayonnant et flamboyant.
Eglise discrète
Le sanctuaire renferme des merveilles de l'art sacré du Moyen-Age à nos jours. Il présente une extraordinaire collection de vitraux
anciens (XIVe et XVe siècles) et modernes (XIXe et XXe siècles).
La ville ancienne a conservé son aspect médiéval. Mais de nouveaux quartiers, d'habitations ou industriels, sont venus s'installer au
pied de la colline ronde.
Romont a toujours joué un rôle central, petite ville offrant tous les services dans une région essentiellement rurale."
Le temps passe
Les démarches ont été effectuées, école, sécu locale (assurance privée), les préparatifs de traversés de frontières avancés avec quelques questions en suspens (animaux, plantes, vente maison).
Les dernières vérifications dans l'appartement sont effectués par Tristan :
Volume des rangements
Solidité des rangements
Enfin : approbation de l'expert ...
L'heure de la séparation est de nouveau là. L'école en France reprend un jeudi le départ est pour mardi. Grand au revoir le matin avant de partir au travail. On se retrouve bientôt en France.
Retour du travail le mardi soir : l'appartement était immensément vide ...
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Lundi 31 décembre 2007
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00:12
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
L'école en Suisse
Il fallait s'occuper de l'arrivée à l'école des 2 grands, c'est à dire les inscrire et surtout contacter les personnes concernées et se renseigner sur les différences entre France et Suisse, voir
l'arrivée, les niveaux et les classes équivalentes. En bref, prendre le temps. C'était du temps pendant les heures ouvrables, évidemment; J'aurais tout juste pu viser en sortant du travail
d'arriver avant la fermeture des bureau, demander 2 renseignements, prendre les dossiers pour se poser par la suite 25 questions sur comment et pourquoi telle ou telle chose... Finalement la
présence de lô durant la semaine lui a permis d'aller "tranquillement" à l'administration communale faire les démarches, prendre contact avec le personnel de l'école, visiter l'école avec les enfants (les suisses
n'étaient pas en vacances scolaires), prévoir l'échange nécessaire entre l'école primaire en France et le premier cycle en Suisse, etc.
Première bonne surprise : la qualité du matériel, la propreté, l'accueil réservé.
Deuxième surprise : le silence qui règne dans les classes, les enfants ne parlent pas, nous pensons à Telma pour qui le changement risque d'être terrible. Mais ce silence n'est pas le résultat d'un
régime de la terreur, il est des plus naturel, les enfants peuvent se lèver pour faire leur travail
sans forcément demander, les échanges se font discrètement. Quand nous pensons que les parents de la classes de Telma ont été
convoqués parce que la maîtresse ne pouvait plus parler à cause du brouhaha des conversations entre élèves (après avoir casser les groupes, répartis les plus bavards, etc). Il faudrait lui parler
de la Suisse...
Troisième surprise : la cour de l'école a horrifié Lô, pas de clôture, pas de grillage, pas de barbelets, pas de mirador... "Mais les enfants peuvent partir !!" "La limite est donnée par la ligne
jaune, rassurez vous il y a toujours une surveillance..."
Ecole de Farvagny-Le-Grand
Le système scolaire en Suisse n'est évidemment pas le mêmeque chez nous mais le plus terrible est que chaque canton fixe sa politique éducative: les changements de cantons posent les mêmes
problèmes d'équivalences que les changements de pays.
Nous n'avons déjà pas le problème de la langue, si ce n'est l'allemand qui commence dès le primaire, ce qui donne à Nathan un retard de 4 à 5 ans à combler rapidement.
Visite de Schwarzsee
Histoire de se dégourdir les jambes nous partons en direction de Düdingen pour faire le tour du lac noir (schwarzsee), un lac d'altitude (1000 m) dont la couleur va
du bleu outremer au noir en fonction de la luminosité. Pour ce faire, nous passons en Suisse alémanique (sie sprechen
deutsch) avec le nécessaire pour mettre Tristan à dos de papa.
Le lac noir
Une heure et demi de marche pour faire le tour du lac, mais surtout pour se retrouver, pour courir, pour rire, pour se dire ce qu'il s'est
passé depuis 3 semaines, pour raler après les petits qui ne reviennent pas, pour se taquiner, pour se raconter des nouvelles blagues avec les petits :
Toto est à l'école et demande s'il peut aller au WC. La maîtresse dit "non, la récréation est dans 5 mn". Toto redemande s'il
peut aller au WC, la maîtresse dit "non, la récréation est dans 3 mn". Toto insiste : "Toto la récréation est dans 2mn !!" puis elle demande quel est le plus grand lac du monde et Toto répond : "il est sous ma
chaise"
La
rive opposée du lac noir
C'est l'histoire de Toto qui va à l'école en vélo.
Une fois en classe, la maîtresse lui demande : "Toto, comment s'appelle la femme du taureau?"
Toto ne sait pas, son voisin lui souffle : "Toto, on a volé ton vélo" et Toto dit : "Oh la vache!!"
La maîtresse lui dit : "C'est bien Toto, et quelle est la femme du hibou ?"
Son voisin lui souffle : "Toto, on a retrouvé ton vélo!" et Toto s'écrie : "Chouette !"
2 blagues de Nathan dont je me rappelle. Toto a la côte en ce moment, on peut dire qu'il aura résisté au temps celui-là.
Au fait, en Suisse, ils le connaissent, Toto ?
Vue sur les montagnes par le chemin retour
Voilà, on a fait notre tour, chouette endroit, il faudra y
retourner quand nous serons de nouveau réunis. Le paysage aura surement changé.
La voiture et retour à Farvagny
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Mercredi 26 décembre 2007
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/2007
23:13
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Rapatriement sanitaire de la ZX
Il fallait ramener rapidement la ZX et ses trop nombreux kilomètres vers sa contrée natale. La nouvelle voiture était achetée, l'occasion de rejoindre le sud de la France était toute trouvée : nous
passons ensemble les vacances de la Toussaint. Je faisais dans le week-end le retour en Suisse et en famille dans la voiture de Lô.
Je profitais donc de ce petit retour pour effectuer diverses bricoles qui attendaient et surtout d'amener 3 stères de bois de chauffage près de la cheminée, l'hiver manifestant de sérieux signes
d'arrivée.
Il avait été convenu de se retrouver chez le petit frère pour lui laisser le plaisir de vendre un diesel "comme neuf". Profitant de cette occasion, les grands parents sont invités mais sans leur
annoncer ma présence. Nous avons pu admirer encore une fois la surprise se lire sur le visage de ma mère : "Bin, qu'est-ce que tu fais là ?". Je ne faisais que passer 2 heures plus tard nous étions
de nouveau séparés. Il manquait une photo pour immortaliser l'instant mais l'appareil avait été oublié, tant pis, l'imagination du lecteur trouvera bien de quoi imager ce moment.
Arrivée dans la nuit de vendredi à samedi, retour dimanche matin à 5, enfin 6 en comptant Romy qui était du voyage, le plus vieille des chienne étant restée en pension à la "maison d'en bas", merci
Anne, merci Sylvianne.
Romy
inquiète
Lô était d'ailleurs contente d'avoir un chauffeur, le petit dernier interrompait toutes ses nuits (5 à 10 fois) depuis 2 semaines, la forme lui manquait pour cette expédition. Nous le saurons plus
tard mais tous ces changements affectaient le petit dernier et ses nuits s'en ressentaient. Absence du père, tensions de Lô, préparatifs de départ, vente de la maison ? Sûrement un peu tout mais le
cocktail était indigeste pour le petit bout.
De nouveaux : petits dejs en famille
Enfin après ces semaines d'isolement revoilà le plaisir des petits déjeuner en famille, des repas du soir tous ensembles. En plus la semaine de
travail était coupée d'un jour férié (Toussaint) avec un pont qui donnait un parfum de vacances.
P'tit Dej en famille
Le camping a été for apprécié : il faut dire que le chauffage était correct même si l'ameublement se limitait au strict minimum. Vous pouvez
d'ailleurs admirer la table du salon : planche de coffrage perchée sur 4 cartons avec nappe en papier pour une amélioration esthétique. La dite nappe qui n'aura pas résisté 2 jours aux assauts
de Tristan : il a trouvé fort amusant le bruit qu'il pouvait provoquer en déchirant de part en part mon élégant cache misère. Tout ceci n'a pas enlevé le côté champêtre et O combien agréable de
nos retrouvailles autours de cette modeste table, ça lui aura même donné un gout plus particulier, celui des moments uniques.
Un passager clandestin
Plus haut, j'ai écrit que nous étions 6, en fait Telma a eu un coup de foudre dans une animalerie (ça arrive régulièrement aux enfants et même à leur mère),
donc nous avions emmené, caché dans les bagages, une nouvelle bestiole : "Flocon", dit aussi "Chonchon" quand il ne fait pas de dégâts.
Tristan vous présente
Chonchon, le cochon d'inde
Ceci est une mise en jambe pour l'appartement qui devra acceuillir l'intégralité de notre ménagerie (enfin "notre", je n'ai
jamais eu mon mot à dire) :
- Catou : le plus vieux de nos chat
- Miette : chatte mi sauvage sauvée par Lô (qui n'a jamais vécue en appartement)
- Lestat : la plus vieille des 2 chiennes
- Tic-Tac : gerbille qui dépasse Mathusalem dans la longévité.
Ont échappé à un exil helvète :
- Jock : petit chien joueur mais têtu, adopté par une famille.
- Maya : petite chatte caractérielle et à moitié malade receuillie par une association
- Grisouille et Bouboule : 2 octodons donnés à une famille
- Amidou : souris rendue à dame nature.
Si comme moi vous ne connaissez pas certaine de ces bestioles, une recherche dans google devrait vous éclairer ...
Visite de Gruyère(s)
Un petit explicatif pour les non initiés : Gruyère en Suisse correspond à plusieurs choses, tout d'abord il y a le village de Gruyères possédant un chateau
médiéval : le chateau de Gruyeres un des plus renommé de Suisse. Ce village fait partie d'un des 7 districts du canton de Fribourg : le district de la Gruyère (sans "s"). Ensuite il y a le lac
de la Gruyère, le 2ème plus grand lac artificiel de Suisse.
Et enfin, le gruyère est le nom du fromage : mais attention de ne pas froisser un suisse (ils sont susceptibles), le gruyère est un fromage
à pâte dure sans trous, celui qui a des trous est l'emmental.
Et là, il est courant de s'apercevoir que les français sont étonnés d'apprendre que le gruyère n'a pas de trous alors que l'on
nous a toujours appris ça. Ou alors on nous a montré un gruyère déjà colonisé par les souris...
Trêve de papotage, commençons par découvrir, le lac. Ce jour là une petite bise raffraichissante nous acceuillait sur les rives.
Lac de la Gruyère
Promeneurs raffraichis
Les accés sont assez rares jusqu'au lac et quasiment pas indiqués... mais nous n'avons pas été embêtés par des embouteillages ou des files d'attente.
Nous reprenons la voiture. Au hasard d'un accès suivant, nous tombons sur le port intercontinental du lac de La Gruyère. Petite ballade à pattes qui nous amène jusq'au restaurant du
Lac.
Port international du lac de la Gruyère
Extrémité du lac
Nous croisons le chef cuistot (qui est aussi le propriétaire), j'engage la conversation et miracle, il suit. Normal, ce n'est pas un Suisse pur jus et ce
n'est pas Lô qui le croise en premier. Il a travaillé à Aubagne et s'est installé en Suisse depuis 15 ans. Ce brave monsieur nous décrit la propension des autochtones aux ragots dans le
monde du travail, comme dans celui du voisinage. Il nous confirme le temps nécessaire à l'helvète moyen pour se faire un nouvel ami : deux ans et demi ... mais après la relation est
quasiment familiale... C'est Hervé qui est ravi.
Restaurant du lac
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Mardi 11 décembre 2007
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/Déc
/2007
18:27
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Les Suisses et leur voitures
Ce qui frappe en arrivant, c'est que beaucoup de choses tournent autour de la voiture.
D'abord les voitures sont très bien entretenues, je ne parle pas du moteur, mais de la propreté, intérieure et extérieure. Le week-end, la corvée de monsieur est de passer l'aspirateur dans la
voiture et d'astiquer les plastiques. Ainsi le mois passé en appartement, j'ai vu, les week-ends, des rallonges électriques descendre des étages par les fenêtres pour brancher les aspirateurs.
Voiture et propriétaire propres
Au lavage de voiture à la lance à pression, il y a la queue, pourtant il y en a à tous les coins de rue. Naturellement, soucieux de ne pas faire tâche dans le paysage, je suis régulièrement aller
nettoyer ma voiture. Mais bon, la ZX de 270 000 km (lire : deux cent septante mille km) immatriculée en france qui fait la queue entre une Audi A3 coupée et une BMW dernier cri, me permettait de
faire le plein de regards dédaigneux.
Il y a de grands garages partout pour vendre des voitures neuves ou d'occasion, je crains même que ce soit un commerce
sur deux qui soit lié à la bagnole. Les stations services ont toutes quelques voitures à vendre. Dans les villages, pas souvent de boulangeries, par contre la station service fait office de
superette; justement on y propose du pain d'artisans boulangers de qualité avec autant de choix que les boulangeries.
Ce qui m'a le plus surpris (d'une manière assez négative) est le tuning qui ne se contente pas de la tranche 18-24 ans mais va plus loin dans l'age. Ainsi j'ai régulièrement vu des Audi A4 break ou
des VW passat break surbaissées, ailes élargies, montées sur roues de F1, avec vitres teintées, etc autant de pognons pour une bétaillère aménagée. Sur les sites suisses de ventes de voitures
d'occasion, on a la possibilité de cocher la case tuning.
Revoir la température de lavage
OCN : Office de la Circulation et de la Navigation
Après le service de la population, le service de la circulation...
Au travail, j'ai quand même demandé conseil concernant ma voiture: un diesel de 97 avec 270.000 km au compteur qui pouvait rouler à l'huile de friture. On m'a poliment conseillé d'éviter de me
retrouver avec ce genre de voiture qui passera difficilement les contrôles suisses. Le contrôle technique est réalisé par l'OCN et ils sont du genre pointilleux : comme en France mais sans
arrangement (nos contrôles techniques font rire les meccanos d'ici) avec en plus pas de fuites d'huile, pas de rouille, pas de pollution (les véhicules neufs sont modifiés pour passer les normes
anti-pollution suisses). Concernant la rouille, le salage des routes l'hiver attaque violemment les bas de caisse.
La complainte de l'homo-bagnolus
Je me rends donc à l'OCN pour avoir un avis sur la voiture, je demande à la réception si quelqu'un peut regarder en vitesse ma voiture. "Ok, j'appelle un contrôleur". Le contrôleur arrive et me dit
d'un air pas arrangeant du tout que ça ne se fait pas : "soit on passe la voiture à l'expertise soit on ne la passe pas". J'essaie de gratter : j'explique que mon assurance française n'est
valable qu'un mois et que je ne peux pas attendre les 2 semaines nécessaires à un rendez-vous, et que si elle ne passe pas l'expertise j'ai la possibilité de la ramener en France. Réponse "ça ne se
fait pas". Bon. Je lui demande comment je peux faire et il finit par me donner l'adresse du garage Citroën.
Vieille charette
Le garage était content de voir que les véhicules de la marque pouvait rouler autant. Ici elles partent à l'exportation entre 5 et 10 ans.
Constat : elle peut passer l'expertise, ça coutera juste 2 fois le prix de la voiture : réparation de toutes les fuites, vérification complète par le garage, etc. plus les frais d'exportation avec
paperasserie à la clé.
Petit frère m'avait proposé de la prendre pour la revendre : il l'a eu sur les bras presque 1 mois. Merci petit Frère.
Recherche d'une voiture suisse
Après l'appartement, la voiture....
Autre difficulté : le choix. Des pages et des pages de bagnoles.
Bon qu'est-ce que je veux ? Pour commencer : le budget. Après l'appartement, l'achat de la voiture n'était pas exactement prévu. Donc ça sera comme d'habitude : une voiture récente, belle, peu de
km le tout pour un prix modique...
Bon je vise un budget de 5000 Fch (3000 €) : je trouve 3 quasi épaves 15 ans d'âge, gouffre à carburant. Bon je révise la somme 10000 Fch (6000 €) : voiture en bon état entre 7 et 10 ans et entre
180 000 et 220 000 km... Donc un kilométrage pareil en essence, c'est un ancètre en sursis. Mais je pars en quête de la bonne affaire.
Je pars voir une
voiture dans un garage à Bösingen, à 20 km de Fribourg, pendant la pause de midi : le vendeur était parti mangé, il ne restait que le mécanicien qui ne parlait que le suisse-allemand. Ach
so... pas pratique pour demander quand a été changée la courroie de distrinution. C'était les premiers Berlingos que citroën sortait, toute la caisse était
tolée sans aucune protection thermique ou acoustique : une m...
Le mécano a été tellement surpris du kilométrage de la ZX qu'il l'a faite démarrer et a regardé le moteur. Sympa et noter
que ce genre d'aventure linguistique arrive très régulièrement dans le coin...
Comme
neuve
Le diesel en suisse n'a pas vraiment la côte, le carburant est plus cher que l'essence et personne n'en veut à part
des professionels qui roulent beaucoup. Mais du coup j'ai pu acheter une voiture récente: 306 break HDI 1999 (j'avais jamais eu aussi récent), bon état (entretien suisse), et peu de km 190 000 ce
qui est en diesel permet de voir venir (j'ai eu la ZX à 230 000 km). Le prix affiché: 7500 Fch négocié à 6500 Fch avec 4 pneus neige.
Première merde
La météo se dégrade. Impossible de trouver la clé des écrous antivols sur les roues. La
température chute, le neige est annoncée : je cherche des gentes pour les pneus neige. Je téléphone au garage où j'ai acheté la voiture: il ne sait pas et puis maintenant qu'il a eu son pognon
...
Je téléphone à l'ancienne propriétaire qui m'indique un emplacement où j'avais déjà cherché. Apparemment un intermédiaire a nettoyé la voiture et le sachet dans lequel était les écrous et la clé a
du être jeté. Je finis par me résoudre à les faire enlever : ils sont au fond d'un logement difficile d'accès. Je demande à la casse où j'ai trouvé et fait monter les gentes s'ils peuvent essayer
de les enlever. Résultat : ils n'y sont pas arrivés, j'ai 4 roues hiver dans le coffre et la neige arrive
après demain.
Fribourg sous la neige
Je vais à l'assurance qui a aussi des voitures d'assistance pour faire du dépannage sur route. Pas de voitures d'assistance, elles sont sur la route (normal), on me conseille d'aller voir Peugeot.
Grand garage Peugeot, c'est le top, je tombe sur un volontaire débrouillard : "Comptez sur une journée de travail, il faut prendre rendez-vous, il y a 2 semaine d'attente" - "Merci au revoir".
Inquiet, j'essaie un marchand de pneus, ça doit être le frère de l'autre: "Comment vous voulez qu'on fasse, d'habitude les gens ont la clé des écrous." me dit-il avec un air bête. Si on a besoin de
rien, il faut aller le voir.
Bon finalement, il me restait une dernière possibilité et qui me semblait débrouillard et sympathique : le meccano du village. J'obtiens un rendez-vous pour le lendemain soir à 18h30.
Le lendemain après avoir bataillé 1h30 (je lui ai filé un coup de main) je ressors avec mes 4 roues montés en pneus neige. Et la neige était bien au rendez-vous, 5 à 10 cm sur les routes, histoire
de donner un peu d'aventure au trajet travail-domicile.
Conclusion : France ou Suisse, on n'a les mêmes professionels de la facture qui se défilent courageusement à l'arrivée d'un boulot qui les sortirait un peu de leur petit train train
habituel.
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Lundi 10 décembre 2007
1
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/12
/Déc
/2007
22:55
-
Par rvlo
-
Publié dans : Arrivée Suisse
3 longues semaines déjà
Voilà 3 semaines que je suis tout seul au pays des Helvètes quand tout à coup...
Profitant d'un samedi sans école et après avoir négocié le vendredi après-midi auprès des maîtresses, ma petite famille me rend enfin visite. Le train semble le meilleur moyen de transport pour un
week-end. Billets, réservations et rendez-vous à Genève ce vendredi 5 octobre au TGV de 19h57. Je fais le trajet en voiture pour récupérer tout le monde... attente sur le
quai.
Alors la gare de Genève est pourvue d'une enclave française : un quai. Interdiction d'y pénétrer sauf avec un billet pour la France : 2 postes de
douane l'un français, l'autre suisse. Mais bon en faisant le tour côté quai du fret, on contourne facilement. Et puis, on a le temps de visiter, le train est annoncé avec 20 mn de retard, puis
30mn, puis on ne l'annonce plus.
SNCF : à nous de vous faire trainer le train
Je demande au douanier suisse qui lui aussi poireaute sur le quai, il me dit que le train ne va plus tarder: il n'a pas beaucoup de retard ce soir... ??? Ah bon des fois c'est plus ??? "oui,
3 ou 4h régulièrement" ??!!??
Coup de portable de Lô, à bout de sa microscopique patience, qui me décrit par d'évocateurs noms d'oiseaux ce qu'elle pourrait faire du conducteur du train si jamais il passait dans le
couloir. Le TGV arrive, il est 20h58. Les 2 grands sont contents d'arriver je prends un sac à dos et le petit dernier endormi dans mes bras. Contrôle passeport, les passagers du TGV font la queue à
la douane, on récupère la voiture et en route il reste 140 km jusqu'à Fribourg.
Viens chez moi j'habite chez mon patron ...
Après une nuit réparatrice, réveil en fanfare, le petit dernier se réveille à 6h, une grasse mat courte mais brève. Petit dej en famille ça
fait du bien... Le bib au petit dernier ça fait du bien aussi. Même la couche garnie fait du bien ... portant elle fouette.
P'tit dej
Allez petite visite du nouvel appartement, enfin seulement les abords parce que je n'avais pas encore les clefs. Mais bon pour tout le monde c'est rassurant de
savoir, où nous allons arriver d'ici quelques temps : appartement, commerce, écoles, administration communale, etc.
Typique Suisse
Typique
Suisse aussi
Typique Suisse encore
On en profite pour pousser la visite vers la station de ski de Charmey en passant par Chatel sur Montsalvens.
Station de ski à 5mn - Fribourg à 40mn
Nous finissons la journée par une visite de la vieille ville de Fribourg. Il reste toutes les fortifications qui sont conservées en bon état. La visite historique est à faire, pour cela, il
va falloir se plonger dans "Fribourg au cours des siècles". Nous reviendrons faire la visite avec des images et des récits qui font parler les vieilles pierres en attendant nous profitons
de nous retrouver. Ce sera de toutes façons bien trop court.
Porte d'entrée du vieux Fribourg
Pont en bois sur la Sarine
Nous sommes arrivée au terme de la seule journée complète: un samedi ensoleillé où
il fut agréable de promener. Nous rentrons à l'appartement, il faut déjà rassembler les affaires pour se préparer au départ, justement on a eu un petit coup de main.
Rangement d'un placard pour nous
avancer
Deuxième et dernier petit dej. Il y en aura d'autres, c'est sur mais en attendant je vais retrouver mes soucis d'expatrié et le restant de la famille ceux de futurs expatriés. Sauf
évidemment le petit dernier qui profite de chaque nouveauté comme d'une nouvelle aventure...
C'est l'heure de passer à table
Direction genève, le train de 13h ne sera pas en retard pour partir... enfin
espérons.
Voilà le train est parti. Il ne me restait plus que les "aux revoirs", les "à ce soir au téléphone" les petits bras qui m'ont serrés si forts, les pleurs du petit dernier qui ne
comprenait pas pourquoi je n'étais pas dans le train. Il venait juste de se réhabituer à moi et puis de nouveau je disparais de sa petite vie.
Mais je réapparaitrais dans un nouvel épisode qui s'intitulera "Visite II - Le retour"...
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Dimanche 25 novembre 2007
7
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/2007
16:00
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
La demi-pièce
A l'aide des informations transmises par le sous-signé des ressources humaines, j'ai pu avoir une liste d'annonces de la liberté (journal suisse), et 2 adresses de sites internet.
Avant de se mettre à chercher, il faut définir le nombre de pièces, pour nous tous, il fallait un 5 pièces, et une agence me dit non, avec 3 enfants, il faudrait au moins un 5 pièces et
demi... "allo, pardon, un quoi ?" "un 5 pièces et demi"
Le demi, ce doit être la pièce noire, où on met les enfants pas sages...
Bin non, c'est une cuisine dans laquelle on n'a pas la place de manger, si on peut y manger, ça devient un 6 pièces. Aaaaa d'accord...
Sinon pour quitter un appartement, il y a 4 dates officielles : la fin de chaque trimestre avec 2 mois de préavis, sauf si on trouve quelqu'un, c'est n'importe quand avec un mois de préavis. Donc
ce sont les locataires suisses qui courent après un remplaçant.
Fin septembre était la fin d'une période et il y avait pas mal de mouvements donc je voulais trouver pour la fin du mois; après ce serait sûrement plus calme.
Visites
Evidemment quand on ne connait pas on se tape toutes les merdes, les endroits pourris, les vieux machins. Ma première visite était à Faoug (prononcez "Fou", évitez la prononciation provençale
"fa-ougue").
Faoug à proximité du lac de Morat (Murten)
L'appart était au-dessus du logement du propriétaire dans les combles, mais attention des combles suisses : 160 m² , tout en poutres apparentes. Mais l'agencement était bizarre : il y avait une
chambre immense (25 m²), une toute petite (8 m²) et pour le reste il fallait définir les pièces, il y avait un petit jardin (au fond d'une cour à la chaussée d'Antain...). Le tout à 2200 Fch
(1430€). L'appartement en question était trop cher (je m'étais fixé 2000 F max) et un peu loin
du travail. Bon, on verra la suite je réservais ma réponse.
Je découvrais alors les moeurs locales côté logement. Les appartements ont la cuisine équipée (frigo, four, plaque vitroceram), machine à laver commune (matériel de collectivité) pour tous les
locataires (horaires à organiser) avec une pièce pour faire sécher le linge en dehors de l'appartement. Le loyer comprend en général les charges incluant le chauffage, ce qui n'est pas
négligeable.
Jour de lessive en Suisse
Deuxième visite à Domdidier, rendez-vous loupé : je me suis perdu dans la campagne. Ca m'est quelquefois arrivé de suivre une route, de me dire que je ne suis pas sur le bon chemin mais que je vais
le croiser. Puis la route se rétrécit de plus en plus et d'un coup plus de route goudronnée, un chemin de terre... demi-tour en ralant. J'ai fini par arriver à Domdidier, je trouve l'endroit.
Domdidier, c'est une ville pas belle, grande comme Simiane et urbanisée comme Vitrolles. En plus c'était au milieu d'un troupeau de petits immeubles. J'ai téléphoné pour m'excuser et remis la
visite aux calendes grecques.
Route nationale
Il y a eu quelques visites du même tonneau : appartement dans des troupeaux d'immeubles, style HLM suisse, grand (tous >110m²), meublé avec du formica et des locataires qui ressemblait au public
de travailleurs sociaux (Lô redéménage dans les 3 mois). Mais logements propres et pas dégradés, d'une part on a pas envie d'habiter là et c'est un peu moins cher qu'ailleurs mais sans plus (1600 à
1800 Fch).
Poutres apparentes et vivantes
"Joli appartement dans ferme rénovée à Torny-Le-Grand", poutres apparentes, chauffage au sol, 160 m², 5 pièces et demi, 1800 Fch. En attendant l'heure du rendez-vous, j'apprends par les voisin du
dessous que l'appartement est ancien et la restauration n'a pas été soignée (comme quoi même en Suisse...), il est inchauffable en hiver, le vent du dehors éteint les bougies de dedans, 13° dans la
cuisine par -15° dehors. En asticotant les locataires, il me confirme qu'ils ont colmaté ce qu'ils ont pu et que c'est la guerre pour avoir un plancher chauffant la maison...
Courage fuyons.
Donc plein de visites inutiles à courir pour rien. mais bon je connais la région maintenant
Le Lac de la Gruyère, la ville de Bulle (au centre) et le Moléson
Une proposition originale : un couple avec enfant part pour un périple en camping car. Il mettent leur maison (meublée) en location pendant ce temps là. La maison est à bulle à l'extrême sud du Lac
de la Gruyère. La maison est pas mal, mais il manque une pièce et un encombrement à prévoir côté meubles. Par contre Bulle est en train de devenir un grand Vitrolles, les gens qui travaillent à
Lausanne viennent habiter là pour le prix et profitent de l'accès par l'autoroute, il y des grues par dizaines, les immeubles poussent comme des champignons. Vraiment pas envie d'habiter là.
Lac de Montsalvens
Un endroit qui m'a plu : Chatel-sur-Montsalvens. Maison sur 2 niveaux, grande (160m²) pas cher 1600 Fch/mois (chauffage compris), confortable spacieuse, à 10 mn d'une station de ski, Charmey.
D'ailleurs la route pour y aller indique si le col est ouvert ou fermé (le col est après). La voisine, une belge expatriée, fait la visite. Je demande des précisions concernant les conditions
hivernales, effectivement elle me confirme que la station de ski n'est pas loin (prévoir -10,-15 le matin...). Par contre l'école est à 15mn en voiture (à Bulle). La maison est près de la
route (bruit). Les conditions hivernales nécessitent une organisation à laquelle nous ne sommes pas préparés (véhicule diesel, neige, etc). En plus Fribourg est à 30km (avec autoroute). Sans
meilleur choix, ce sera celle-ci.
1er étage de l'ancienne école
Et enfin l'appartement d'où j'écris ces lignes, une des dernières visites. La maison est une ancienne école, placée au milieu du village : à 2 pas de l'église (et en Suisse ils aiment sonner
l'heure). L'intérieur est agréable, mais pas mal de vis à vis (sans que ce soit horrible) surface 130 m² bien agencé, par contre les commodités pour les enfants sont fabuleuses: ils peuvent aller à
l'école à pied, les commerces sont à proximité (à pied), les vaches et les collines sont au coin de la maison. Il y a 2 locataires (1 au premier et 1 au deuxième étage) et au rez de chaussée 3
bureaux. Le tout pour 1950Fch charges comprises. Donc c'est fait le bail a démarré le 15 octobre. J'ai donc déménagé dans le 130m², le contenu du coffre de la ZX : quelle appartement spacieux
!!
Appartement spacieux, style
dépouillé
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Dimanche 25 novembre 2007
7
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/11
/Nov
/2007
10:21
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
L'entrée - le séjour
Premier week-end
En arrivant le vendredi, il me restait le week-end pour m'installer, visiter et surtout mettre en route la recherche de logement. L'appartement dans
lequel j'étais appartient à l'entreprise, il est prêté par l'employeur pendant un mois, le temps d'obtenir les papiers pour avoir le droit de louer un
logement.
En tant que ressortissants européens beaucoup de démarches sont simplifiées ou même supprimées, j'imagine l'africain ou l'asiatique qui arrive et qui ne parle pas la langue, il doit galérer un
moment avant de pouvoir s'en sortir. Un réseau sur place est indispensable (communautaire ou mafieux selon la chance).
On se sent forcément étranger: plus
rien n'est acquis, il faut une autorisation en règle pour tout, permis de travail, permis de résidence, permis de conduire, etc.
Cuisine - Salle de bain
Pour la recherche du logement, je commence par faire un cercle autours de Fribourg, et je fais le parcours
en voiture. A priori, habiter dans Fribourg ne m'enballe pas et n'emballerai pas non plus lô... Les accès sont relativement rapides : nous sommes assez loin de l'agglomération phocéenne, il
faut quand même ajouter aux temps de trajets les douceurs locales : neige, verglas, brouillard, ours polaires (non quand même).
Recherche logement
Les alentours sont très jolis, genre décor carte postale, collines verdoyantes des vaches, des
églises, il manque que la jolie blonde souriante des affiches de l'office de tourisme. Mais comme dit la blague il ne faut pas confondre tourisme et immigration.
Durant mon grand tour, je remarquais quelque chose:
ce panneau était soit en français, soit en
allemand "achtung kinder". Pour les germanophobes prononcez : " arrrr-toungue kine'deur".
Je finis par savoir que les panneaux en français indiquent une zone francophone (suisse romande) et les panneaux en allemand indiquent une zone germanophone (suisse alémanique). Fribourg est à
la frontière de ces 2 zones, plus exactemant c'est la rivière la Sarine qui passe au milieu de Fribourg qui sert de frontière. Douceur supplémentaire dont je me doutais, en zone alémanique, les
écoles se font en allemand. Ouille, on va quand même épargner ça aux 2 grands ça serait un peu rude.
La Sarine
Résultat pour la recherche du logement, la moitié droite de la carte est à proscrire.
Premier jour de boulot
Alors il faut s'habituer à l'ambiance, le matin chaque personne rentre prononce un "bonjour" général (avec un volume sonore assez bas) et va
s'assoir et puis on ne l'entend plus. Pas ou peu de discussion sinon ton feutré et discrétion totale. Seul le téléphone rompt l'ambiance monastique. La transition avec le sud de la France est particulièrement brutale. Le chef, avec qui j'ai fait l'entretien n'est pas là, il est en déplacement en France jusqu'au jeudi.
Côté horaires, les gens démarrent le travail entre 7h et 8h arrêt d'une demi-heure (11h30-12h) pour manger et tout le monde repart entre 16h et 17h.
Moi je profite d'internet pour me lancer dans les recherches de logement. Au fait avis à certains qui liront ces lignes : j'ai internet sur mon PC et ce, dès le premier jour ;-). J'imprime les
annonces pour pouvoir téléphoner le soir même. Objectif: un rendez-vous pour une visite d'appart tous les soirs.
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Samedi 24 novembre 2007
6
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/2007
16:59
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
La Cata
Les travaux n'en finissent pas : tout est repoussé, retardé, remis à plus tard pourtant il faut finir, mettre la maison en vente, préparer le départ et partir.
Finalement les deadlines mettent un point final :ou qu'on en soit arrivé, on s'arrange avec ce qui est fait.
Le dernier chantier : le coin cellier-cuisine. Pose des 2 fenêtres, de la porte, rampe de l'escalier, tableau électrique, réseau informatique, tapisserie et finitions. Après quelque travaux nocturnes, je finirai la veille du départ à 1h du mat ...
Perçer le plancher, imaginer l'escalier, plans, réalisation, rampe finition.
Bientôt tout à ranger dans les souvenirs.
Début septembre : rentrée des classes. J'ai pu y assister, c'était une semaine avant de partir. La
nouvelle de notre départ est partie comme une traînée de poudre et a fait le tour de tous les parents que nous connaissons, peut-être même des autres...
Cuisine et Cellier -
Patiemment tapissés par Lô ;-)
Voilà, il suffisait que ce soit beau et fini pour partir vers de nouvelle aventures.
Par contre ce qui est prévu c'est : visite de la Suisse, de l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Italie avec de vrais week-ends avant de retoucher à des clous et un marteau !!!
Bilan
N'empêche qu'en faisant mes comptes: si je mets le nombre de jours passés ces 2 derniers mois (à temps plein) à faire les travaux dans la maison et que je ramène ce total en nombre de week-end,
j'arrive à 8 mois avec tous les samedi dimanche occupés! Et pendant ce temps, on ne visite pas notre jolie planète, on ne profite pas des enfants, des gens qu'on aime, et de tout ce qu'on
aimerait faire. Mais on a une jolie maison...
Certes mais prochain coup le partage ne se fera pas au profit de la maison. C'est ce que je pensais pour cette maison-là et puis loupé... l'isolation était à faire (pas à refaire) et je ne
l'avais pas prévu. Objectif maintenant: vendre ce qui a été fait et repartir avec l'équivalent en argent de tout ce travail pour racheter (mais plus tard) du quasi abouti. Et puis si il faut
faire faire, ça devient possible avec une vraie paye ...
Fini les travaux
Allez le 14 septembre est là, j'ai rendez-vous à 15h avec une personne des ressources humaines. Départ à 6h du mat. Affaires préparées en catastrophe : tous les habits, une semaine de vivre, de
quoi faire le ménage, de quoi réviser, ordi (lô a gardé le portable plus chic), passeport, papiers administratifs et enfin liste de questions. La voiture est chargée en route.
A la frontière passons incognito...
La route se passe moyennement le raccourci par les alpes est loupé : je fais Sisteron- Grenoble par l'itinéraire bis, très joli au demeurant mais je n'avais pas trop la tête au paysage. Et
surtout pas le temps de suivre les camions sur cette route de m...
Petite visite à la douane, je ne déclare rien, on verra plus tard pour déclarer la voiture comme bien de déménagement. Une opération administrative qui consiste à défranciser la voiture, et
elle sera suisse quand elle aura passé le controle technique locale autrement plus tatillon que les notres... Je le saurai plus tard mais j'avais bien fait.
Douane de Bardonex
La frontière passée, plus le temps de manger, et en plus pas de monnaie helvétique en poche. Je me contente de mes réserves personnelles (celles autour de la taille). J'arrive à Fribourg, je
m'annonce comme le stipulait le courrier reçu selon une formule tout à fait locale "Veuillez vous annoncer, à la réception, et demander le soussigné". Qui c'est celui-là ? réponse
en bas du courrier, c'est donc celui qui a signé. On me l'avait jamais faite celle là.
J'accepte volontiers le café que le "soussigné" me propose, il me donne l'adresse les clefs de l'appartement, un plan pour y arriver et nous y voilà. Je décharge la voiture.
Arrivée du soussigné à l'appartement, il m'explique qu'un papier aurait dû être transmis au service adminitratif de l'immigration mais il y a eu problème du fait des congés et me propose de
nous y rendre de ce pas.
Granges-Paccots
Nous arrivons au bâtiment administratif au nom tout à fait local : "le service de la population". Imprimé rempli sur place, photos faites sur place au format requis. Voilà, la demande pour le
permis de résidence est enregistrée, sans ce document, il est impossible de louer un logement, d'avoir une carte bancaire, d'acheter une voiture, etc...
Il me ramène à l'appartement, je finis le rangement en vitesse et file à la banque avant la fermeture pour ouvrir un compte.
Direction la gare de Fribourg que je connaissais depuis l'entretien d'embauche. Je vais donc à la Banque Cantonale de Fribourg. Pourquoi celle-là? Parce que c'est la moins chère de Suisse (voir
article) et que je n'ai pas pour habitude d'enrichir des escrocs surtout si ils ont pignon sur rue.
Batiment de la BCF à droite
Je me gare. Tous les parkings sont payants et je n'ai pas de monnaie suisse à mettre dans le parcomètre (nom consacré ici à l'affreux mange-fric). je vais à la banque je devrais en ressortir
rapidement. Ouverture du compte, sans soucis majeur, mais tant que je n'ai pas de permis de résidence pas de carte bancaire, je change 800€ sans frais de change pour voir venir ...
Je sors, premier cadeau : une prune en moins d'une demi-heure. On n'est plus à Marseille, les condés locaux faudraient qu'ils aient le pastis gratuit à tous les cafés, ils viendraient moins
vite. On fera comme les autres on ne la paiera pas : parce qu'avec une adresse en France qui n'existera bientôt plus, ils pourront chercher...
Bon je rentre, je mange enfin, rangement, installation et surtout une bonne nuit de sommeil. Et puis personne pour m'embêter avec des calins ...
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Mercredi 21 novembre 2007
3
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/2007
22:08
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Mois difficile
Essentiellement monopolisé par la réfection complète de la salle de bain. J'ai profité de l'absence de la famille (en
Aquitaine) pour refaire cette pièce stratégique. Du coup, pour Mouloud, pas de vacances...
Pour BouBou, Lô improvise une baignoire avec vue
Inauguration de la baignoire d'angle
Entre l'isolation, la fenêtre, la plomberie, le revêtement mural, les sanitaires, ce boulot n'en finissait pas ce qui
a plombé le reste côté délais. Mais bon c'est joli et c'est fini.
Enfin une journée de vacances :
Visite des Ariégeois.
La prochaine demandera plus de kilomètres...
Il ne manquait plus que le parquet dans le couloir, heureusement j'avais une aide précieuse pour tracer les mesures et les
coupes.
Coup de main de Tristan
J'aurais passé beaucoup de temps, pendant ces 2 mois, avec le petit dernier qui m'aura aidé en toutes choses. Je me préparais à une coupure difficile, je peux dire aujourd'hui qu'elle
aura été douloureuse.
Parallèlement les préparations avancent en démarches et renseignements :
- recherche de logements
- prix des logements : particularité qui reviendra souvent, ça dépend des cantons
- passeport pour les enfants
- la scolarité en suisse : ça dépend des cantons... Ah bon aussi ?
- le passage de la frontière pour les animaux qui mériterait un chapitre à lui tout seul...
- les devis des déménageurs
- formalités de passages à la frontière : il faut la liste du contenu du camion...
- ouverture d'un compte en Suisse. "Bonjour, je viens de la part de Johnny H."
Les réponses et les interrogations évoluent mais peu de réponses n'amènent pas leurs lot de questions.
Le mois d'août s'achève, il reste encore beaucoup de choses à faire et de moins en moins de temps. La pression monte au fur à mesure que les jours
passent. Ca tombe bien Lô adore : ça la met en joie...
Il reste 15 jours avant mon départ.
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Mardi 20 novembre 2007
2
20
/11
/Nov
/2007
23:35
-
Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Eté tranquille...
Le mois de juillet a été partagé entre travaux, famille et amis.
J'ai pu profiter pleinement de toute la petite famille et évidemment du petit dernier, faire le plein de joie, de partage et de découvertes en prévision d'une période O combien
difficile.
Le passage de la bouée - La coupe d'escrime
Opération numéro 1 : refermer le disconnecteur d'égout qui avait eu la bonne idée de se boucher pendant l'hiver. Et puis ça occupe de chercher le bouchon : il était sur le terrain du voisin :
amusement garanti ...
Ouf,
voilà, c'est refermé avec la terre par dessus
Annonce de départ
Petit moment entre amis, et annonce du grand départ. Tranquillement atablés à l'ombre de la terrasse : penser que dans 5 mois ce lieu ne soit plus qu'un souvenir semble improbable, voir irréel.
Et pourtant...
Ecoutez bieng, O fang, on enteng les cigalooos
Tristouille continue à apprendre, cette fois-ci il apprend à jouer, et il apprend bien. Il est content et il le montre. Au fait il a 2 dents.
Apprendre à jouer, c'est important
Grand moment
Un premier grand moment s'était passé 10 mois plus tôt pour annoncer l'arrivée du petit dernier que plus personne n'attendait, La grand mère bouche bée...
Anniversaire de Titoune
Nous avons profité de l'anniversaire de Titoune pour rassembler la famille et annoncer la nouvelle du départ vers la Suisse. La tête de la grand mère...
La surprise a été grande, tous, pourtant, semblaient content de cette évolution professionelle, même vers des cieux plus lointains. On a plus entendu la grand mère : sous le choc...
J'avais pourtant essayé d'amener la chose avec douceur : que j'avais trouvé du boulot - silence - bien payé comme ingé - silence - par un ami du Mexique - gros silence - "non, je rigole
c'est beaucoup plus près" - petit silence - "en Suisse". "HEIN?BINSALORSIJEMATTENDAI-OUKENKOMEN?!?!?!...
Le coup du Mexique c'était pour relativiser : la Suisse du coup semblait beaucoup moins loin. C'était pout ménager la grand mère... le ciel lui était tombé sur la tête.
Bon pour l'instant rien d'autre à annoncer ...
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Lundi 19 novembre 2007
1
19
/11
/Nov
/2007
23:28
-
Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Résumons-nous.
En peu de temps:
- il fallait démissionner (2 mois),
- finir les travaux entamés dans la maison (2 mois aussi)
- ressortir les cahiers d'écoles et potasser (le soir)
- préparer l'arrivée en Suisse (asap)
Bon il fallait trancher dans le vif pour tout faire.
J'ai négocié de rentrer 2 mois et demi après la signature du contrat soit mi septembre. ça faisait 15 jours de marge. Le plus simple était finalement d'abandonner à son triste sort le boulot
pourri, mais comment ?
L'aubaine ...
Finalement, la solution a été donnée par le dernier coup tordu de la chose qui servait de chef de service. Un e-mail particulièrement salé, bloquant ce que j'avais démarré pour des prétextes des
plus discutables est arrivé dans ma boite mail le lundi suivant le renvoi du contrat signé. La matinée a donc été consacrée au ménage final (il avait été bien entamé), tiroir, disque dur, boite
mail. A midi, j'envoie un e-mail au chef du chef (un pourri récemment engagé) pour expliquer que le travail étant devenu impossible, je rendais mon tablier et partait sur le champ. Et voilà
...
Tête du chef à l'annonce de mon départ
Je suis parti discrètement tant le sourire aurait été visible. Même pas un coup d'oeil dans le rétroviseur, l'avenir était devant et il y avait de quoi s'occuper.
Organisons la chronologie...
Pour que la petite famille suive, il fallait quelque peu assurer l'intendance. Le plus simple était que je parte le 15 septembre, je démarre le boulot sur place, je trouve le logement, j'assure la
partie administrative et que tout soit prêt pour le déménagement.
Pendant ce temps, les enfants font leur premier trimestre en France, la maison est mise en vente fin Août. Nous nous rejoignons sur place pour Noël, dans le logement qui devra être trouvé. Les
enfant démarre la scolarité début janvier 2008 en Suisse. Et ça coïncide pile avec la fin de la période d'essai de 3 mois (mi décembre), histoire de ne pas avoir vendue la maison et se retrouver le
bec dans l'eau, okazou...
Changement de chef...
Objectif numéro 2, finir les travaux entamés pour rendre la maison prête à la vente
L'adjudant de mon coeur n'a pas mis 24h pour me rappeler, sur ce ton délicat dont elle le secret, ce que je devais finir avant de partir :
- Cuisine : faux-plafond, 1 fenêtre à changer, électricité
- Cellier : faux-plafond, l'isolation du mur,1 fenêtre à changer, 1 porte à changer, tableau électrique, réseau informatique, chatière, sol, peinture
- Escalier : à finir, rampe et aménagement du dessous
- salle de bain : tout : isolation et faux plafond, fenêtre, revêtement, robinetterie, baignoire d'angle, sol
- Couloir : parquet
... le restant n'a pas pu être fait mais on avait prévu plus ...
Yaka, Fokon
Une page se tourne, maintenant il reste à écrire le reste de l'histoire.
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Dimanche 18 novembre 2007
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16:45
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Un pas en avant , deux pas en arrière ...
Relation téléphonique avec la personne des ressources
humaines qui me demande mes prétentions salariales. Fortement embêté pour donner un équivalent avec la France: niveau de vie, niveau de salaire, etc, avec le risque de demander trop ou trop
peu.
Je décide donc de me défiler finement: en expliquant ma difficulté de
comparer ce qui est comparable entre Suisse et France, je demande donc qu'il me fasse une proposition. J'avais trouvé un barème sur internet qui me permettait au moins d'avoir une idée.
Dans l'attente, il fallait mettre en balance une proposition de paye et la vente de la maison, le déménagement familial, les difficultés de changement de pays, le système scolaire pour les 2
grands, le prix des locations (du même ordre que chez nous), les animaux, etc. Est-ce que ça valait le coup, pas le coup ? Lô toujours positive :" parce que à moins de 2 fois ce que tu as
aujourd'hui c'est même pas la peine".
Les quelques collègues de travail dans la confidence (évitons d'ébruiter la chose) sont tous d'accord pour me confirmer que je n'évoluerai pas ici. De là à dire que je pourrai évoluer en Suisse...
il y aurait en tout cas plus de chance.
Olivier (qui venait d'arriver dans ce gourbi malsain), était finalement content d'avoir changé de boutique. Il finit par trancher : "La Suisse c'est à côté, qu'est-ce que tu risques? vas-y tu
verras bien. En plus, il y a de forte chance que ça marche."
Je signe où ?
Finalement la proposition salariale arrive. Il n'y a plus à discuter, même Lô n'a rien trouver à redire (quand même). La question est tranchée : ce n'est plus "si" mais "quand". Je signe l'avenant
par internet, impression et scan en pdf en utilisant la photocopieuse du boulot placé au milieu du nid de guêpes (séquence émotion, merci Olivier pour le coup de main).
Le mail signé est arrivée à bon port.
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Dimanche 18 novembre 2007
7
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00:15
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Alors ?
Après plusieurs échanges téléphoniques, un complément d'information finit par arriver, il s'agit d'une société basée en Suisse qui travaille pour l'aérospatiale, l'aéronautique et l'industrie sur
du matériel de pointe. Après quelques recherches sur internet, je pense avoir trouvé cette entreprise. Elle a l'air bien, même très bien.
Bon et maintenant que fait-on ? On y va ? On y va pas ?
Conciliabules conjugaux : Lô positive comme à son habitude : "marchera jamais, enfin tu peux toujours essayer tu risques rien."
Et puis, c'est joli la Suisse. Madame y était allée et avait été enchantée par le pays.
Premier entretien...
Il est convenu d'un entretien téléphonique, l'entreprise est bien celle que j'avais retrouvée. Un vendredi de RTT, orageux, à l'heure dite à la
minute précise, le téléphone sonne. Le pays de la ponctualité tient ses promesses. Entretien avec 2 personnes, il se passe bien, les personnes semblaient correctes, j'ai pu expliquer mon profil
sans en promettre plus que je ne pouvais, sans non plus assombrir le tableau, très vite accrocher sur la techniques, mes goûts et les points positifs notamment en recherche appliquée.
Prochain rendez-vous : entretien sur place.
L'entretien en Suisse
6h aller, 6h retour en jour ouvrable donc tout en jonglant avec le boulot. Un vendredi de RTT repousserait la date trop loin. Finalement ce sera un lundi : départ le dimanche, une nuit à l'hotel
pour être frais le lendemain, retour après l'entretien et enfin retour au bercail dans la nuit.
Nous voilà parti: habit correct (éviter le costard
croque-mort), cravate (je commence à savoir faire le noeud), j'avais refait le passeport 2 mois plus tôt (prémonition, coup de bol ?), carte, voiture propre et en route.
Accueil par la personne des RH qui m'amène jusqu'au responsable technique avec qui j'avais eu le premier entretien téléphonique.
L'entretien face à face se passe bien, j'ai à faire à une personne fort sympathique qui m'expose des choses compliquées que j'avais assez peu comprises du temps ou je les faisais en cours, j'ai
quand même pu m'exprimer et expliquer ce que je maîtrisais. Merci les cours que j'avais donné à la fac qui m'ont permis d'approfondir et de mettre au clair ce que j'utilisais régulièrement. Retour
en France.
Officiellement ce lundi, j'avais été malade, gastro il me semble. Arrivée à 1h du mat. Et le lendemain au boulot, j'étais fatigué, mais bon, ça fatigue la gastro...
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Samedi 17 novembre 2007
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17:42
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Par rvlo
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Publié dans : Arrivée Suisse
Tout d'abord,
Pourquoi un blog ?
Il était une fois...
Il était une fois un salarié qui se morfondait dans une PME pourrie,
des années, il supporta les petites misères d'un boulot sans horizon,
mal payé (le minimum légal "et c'est encore trop" m'avait-on dit),
mal vu (quelques personnes travaillent exclusivement à vous faire mal voir),
finalement, on est considéré comme en est payé...
Accueil du chef le matin en arrivant
Ce salarié, donc, cherchait à s'échapper de cet endroit malsain.
L'arsenal de recherche était bien rodé : ANPE (il y a eu des annonces à un moment...), Monster.fr (idem), pacajob.fr (il y en a toujours mais exclusivement des sociétés de services...), APEC
(Jamais eu une annonce), le reste j'ai du être désabonné automatiquement...
Epanouissement professionnel
Un site m'a donné l'enthousiasme pour partir, quitte à provoquer un conflit pouvant dégénérer ... sur un licenciement : la libération. Je recommande : www.licenciement.net .
Il faut dire que l'année avait été chaude, avec 3 lettres recommandées, 1 avertissement de travail et quelques coups bas et fautes montées de toutes pièces.
L'endroit sentait le souffre mais les perspectives de travail étaient bien minces : malgré quelques entretiens, les possibilités étaient rares, ajoutez y 2 à 3 mois de préavis, le chomage étant
pourvu de gens formés et disponibles. Ce boulot pourri ne m'apportait qu'une expérience peu étoffée et bien difficile à placer ailleurs.
Mais la décision de partir avait largement murrie, quitte à changer complètement de secteur.
Puis un jour...
Puis un jour mon téléphone portable sonne : une dame parlant français avec un accent étranger m'explique qu'elle est à la recherche d'une personne ayant mon profil : elle faisait partie d'un
cabinet de recrutement à Bruxelles. Je me réfugie dans un endroit isolé et demande des précisions. Il s'agissait d'une société étrangère travaillant dans l'aéronautique qui cherchait dans mon
domaine une personne pour un poste...
... Marié, 3 enfants, une maison à crédit, avec une rénovation bien entamée : NON.
Travailler à l'étranger : no problem
Mon interlocutrice me demande si je connaîtrais quelqu'un ayant mon profil, susceptible d'être intéressé, je lui dit ne pas voir immédiatement et lui propose de m'envoyer par e-mail le profil du
poste.
Le soir en épluchant les e-mails (pub, spam, pub, forum apec, pub, monster.fr, pub, spam...), je tombe sur celui du cabinet de Bruxelles, la conversation téléphonique me revient en mémoire. A la
lecture du profil du poste, je me retrouve dans ce que je faisais et surtout dans ce que je voulais faire. Je relis 2 ou 3 fois le descriptif.
Je tourne et retourne dans ma tête le profil; échange avec Lô durant les repas des jours suivants. Conclusion, on ne perd rien à être interessé et dire non après. Je renvoie un e-mail dans ce
sens.
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